vendredi 22 août 2008

Marchés phnom penhois




Je vous propose une balade dans deux principaux marchés de Phnom Penh.


Le Psar Thmey



Le Psar Thmey se traduit littéralement par le nouveau marché, mais est appelé marché central à cause de son emplacement et de sa taille.
Il a été construit en 1937, dans le style art déco.
Ci-contre, une photo de l'intérieur du bâtiment,et ci-dessous, on peut voir le bâtiment de l'extérieur et mieux apercevoir l'ampleur de son architecture derrière ma tête.







Le O'Russey



Le O signifie eau et Russey bambou; avant d'être construit , il a fallu ôter les bambous et l'eau présents à son emplacement actuel. Véritable labyrinthe , il est installé dans un gigantesque bâtiment moderne sur 4 étage.








Les étals de fruits et légumes.










Poissons de rivières ou de mer, frais givrés ou sèchés.....






Les crevettes bleues (délicieuses)



Petites crevettes séchées



Des calamares



Des oeufs de cannes cendrés et natures




Tout est bon dans le cochon










Préparations mutiples et variées



Fruits secs (arachides, noix de cajou, haricots...) et l'incontounable riz.



Laissant un passage restreint



Nouilles et galettes vietnamiennes



Les cantines sont très prisées pour moins de 2$ un copieux repas, les khmers mangent quotidiennement dans la rue pour la plupart.

Aux abords d'un marché



Dans le O'Russey



A emporter



Cuisinières tradionnelles utilisées




Talentueux rangement de vaiselle



Et autres ustensiles.





Fleuriste, devant la tradionnelle couronne de fleurs de yasmin et autres pour les mariages très fréquents, car une population très jeune et dense.




Une papeterie




Etals de vêtements très nombreux



A la recherche d'escarpains




Le coin touriste; sculptures de bouddas, d'apsaras...



Instruments de musique traditionnelle



Le parking moto du marché , l'indispensable (600 000 motos circulent quotidiennement à Phnom Penh)





Beaucoup d'autres choses à découvrir, je me lasse pas de prendre des photos dans les marchés , donc d'autres seront à venir dans quelques mois.

A bientôt.
Katty.

mardi 5 août 2008

Quelques fruits exotiques

Les étals cambodgiens sur le marché et les vergers sont très fournis en fruits, cette abondance dure tout le long de l'année; pur bonheur . On trouve à profusion tous les fruits classiques, comme les bananes, les ananas, et les noix de coco; et d'autres....



Salade de fruit, jolie, jolie....




Le fruit du dragon


Ma première découverte , le fruit du Dragon ou le pitaya issu d'un espèce de cactus, son goût et sa chair peut faire penser au kiwi tout en ayant sa propre saveur. La couleur rose fluchia de sa peau est surprenante , il peut avoir une chair blanche (cf dernière photo) ou rose, et a des petits pépins noirs.


Le cactus du pitaya




La fleur du fruit




Le fruit poussant sur le cactus




Le fruit mûr




Le fruit prêt à déguster





Le jaque fruit

Le jaque ,un très gros fruit pouvant atteindre 20 kgs, vert à l'extérieur avec des petits reliefs légèrement poitus .
A l'intérieur, un axe autour duquel s'organise la matière jaune du fruit. Il est pas très pratique à dépioter, on s'intéresse à la chair jaune caoutchouteuse qui se trouve autour des graines .On laisse des filamments jaunes plus clairs, qui sont très collants, certains couteaux en ont encore les stigmates après plusieurs lavages. Cru, son goût me rappelle celui du malabar, pas désagréable, mais peut devenir écoeurant si ingestion intempestive.
La première fois, que j'ai testé il était boucanné, c'est-à-dire fumé en accompagnement d'un plat, d'ailleur merci Anne et bonjour aux Réunionnais.


Le jaquier de notre jardin




Le jaque fruit





Fendu en deux





Strutures du fruit s'organisant autour des graines





Résultat espéré après dépiotage, miam.





Travaux pratiques d'un découpage d'un jaque fruit





Le durian


Je n'ai pas eu encore le courage de tester . Il rappelle un peu le jaque physiquement, il est un peu plus petit avec des gros piquants. Surtout, il émane une odeur particulière , voire nauséhabonde , dixit Luc " ça pue le bête crevée". Luc a testé , n'a pas du tout été séduit ; d'aprés certains il ne faut pas se fier à l'odeur ,le goût peut être acceptable. Les khmers ont l'air de l'apprécier.


Durians dans leur arbre




Le fruit de plus prêt





La grenade

J'ai testé malgré de mauvais souvenirs du sirop de grenadine , qu'on donnait au centre aéré en guise de réhydratation. Finalement, le goût m'a plu , subtilement sucré et acidulé.

Dans le jardin




Par contre, elle est pas pratique à manger, on passe le temps à essayer de le pas avaler les graines sur lesquelles se trouvent la matière du fruit . Fameuse après un petit tour dans le mix-fruit , très bon jus .






Le mangoustan

Une vraie surprise ,
on déguste sa chair blanche disposée en quartiers , selon la grosseur du fruit , il peut y avoir des pépins.




Le ranboutan

Ce fruit est une sorte de lychee, la première fois ,que je l'ai vu ça m'a plutôt fait penser à une boule de feu. Le ranboutan est aussi appellé lychee poilus ou couille de colonnel!
Un vrai délice.


Ranboutans dans l'arbre





Le fruit




Après dissection



L'arbuse

Une autre sorte de lychee, toujours très goutue, son enveloppe est dure, son noyau prend trop de place , à mon goût.

Dans leur arbre Au marché





La papaye


Son goût n'est pas déagréable, manque peut-être un peu de sucre. Donne de la couleur aux salades de fruits avec sa chair orange.


Papayiers





Une papaye




Son intérieur




La mangue


Ce fruit est connu de tous, c'est juste pour vous montrer qu'il y en a des grosses très appétissantes, non!





Prête à déguster





La noix de cajou


Comme les arachides, les noix de cajou sont en grandes quantité au marché; ces deux fruits secs sont vendus crus ou grillés.


L'arbre des noix de cajou, l'anacardier




Le fruit, on ne mange que l'appendice du dessus (la noix) après l'avoir fait sécher et griller, sinon c'est toxique.






Deux fruits à découvrir dont je connais ni le nom et ni la saveur.









Voilà pour l'instant ce que nous avons découvert. S'il y a des abérations ou vous avez des précisions à donner, je suis preneuse, laissez vos commentaires.

A bientôt.
Katty.

dimanche 3 août 2008

La saison des pluies est arrivée...

Après cette journée, je voulais vous faire partager mon vécu du 3ème voyage entre Phnom Penh et Sen Monorom du 2 aout 2008 pour rejoindre mon chéri.

Départ de Phnom Penh prévu à 7h30 au bout de ma rue au bord de la route menant à Siem Reap, Kampong Cham, Kratié et Sen Monorom... le terminus.

Les khmers sont très curieux de nature voire parfois indiscrets, donc pas rares ceux qui m'interpellaient pour savoir, ce que je faisais ici et où j'allais.
Dans le brouhat habituel de ce carrefour, j'étais sollicitée quasi sans cesse par ces demandes venant des combis partant pour la campagne, les motos-dop et tuk-tuk de Phnom Penh.
Encore, cela reste une scène assez récurrente en étant occidentale à Phnom Penh, mais je commençais à flipper car le taxi ,que j'avais réservé par téléphone auprès de Somnin, un jeune khmer de Sen Monorom, ne venait point du haut du pont que je scrutais depuis 7h15.
Après une communication khméro-anglophone avec Somnin, j'osais espérer que j'attendais bien au bon endroit et que le mec était juste en retard , ce qui n'est pas surprenant, sachant toute la logistique , qu'il faut pour entasser le maximum de marchandises et de personnes pour cette traversée du pays.


Et j'ai eu raison d'y croire, à 9h , après une heure et demie d'attente, je montais dans le van tant désiré.Que le voyage commence!

A mon arrivée, nous avons tous une place relativement confortable. Après de mutiples arrêts pour charger des noix de coco, des bidons d'essence, des colis pour des personnes habitant sur la route et pour faire embarquer deux personnes parcourant juste un segment de route, notre espace vital en avait pris un coup.



Au dernier village important avant Sen Monorom, tous descendaient sauf le chauffeur , son collègue et restait moi et un jeune étudiant comme passagers, cool de la place!



Juste avant ce village, il m'avait semblé d'avoir vu parmi tous ces arrêts, que l'on avait regonfler les pneus une ou deux fois, et charger un gros pneu .
Lorsque, je compris qu'on cherchait un cric sous ma banquette, il fallait changer un pneu; rien grave, en 15 min l'affaire était faite. De là, nous étions partis pour la dernière ligne droite jusqu'à Sen Monorom.



Après un quart d'heure de route, on s'arrête pour mettre des chaînes aux deux pneus de devant pour défier la nature; cette terre rouge devenant rapidemment glissante avec quelques gouttes de pluie. Cela j'avais déjà pratiqué , et c'est très aidant pour avoir une adhérence suffisance pour gravir ses reliefs.





Sur la photo ci-dessous , un van enlissé dans la boue avec les passagers à côté, qui grimperont à pied ce versant pour récupérer leur van plus tard de l'autre côté. Les engins de travaux publics sont là pour faire une route en tarmac d'ici un an. En attendant, pendant la saison des pluie , ils avancent guère, car ils sont très sollicités pour tracter des véhicules ou déblayer le passage.




Premier film: pour vous faire vivre de l'intérieur du van notre montée.






Une fois le chemin dégagé, nous nous arrêtâmes ici.




Pendant cet arrêt, je pouvais voir d'autres véhicules passer leur chemin....






Toujours de l'agitation autour de ce van.
C'est vrai, qu'il y a eu un drôle de bruit sur la fin du trajet. Pas manqué , un démontage de boîte de vitesse s'impose, après diagnostic dessous .





Ces ronds rouges qu'il a toujours le torse ,est le résultat d'un soin très pratiqué au cambodge. Il me semble que c'est le même principe que les pots que l'on vide d'air avec une flamme qu'on pose sur la peau et l'inspirant, comme en acupuncture, cela soignerait le mal de tête, infections ORL, état grippal....






Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir la première tentative digne de Mac Gyver,( il s'agit de la ficelle mise dans des emplacements d'écrous ôtés); malheureusement soldée par un échec , de l'essence s'est mise à jaillir en roulant sur quelques mètres.






C'était le filtre qui fuyait. Mais, rien ne fait reculer un Mac Gyver en herbe; après un découpage de tong noire et orange fluo, le trou était bouché.Cf photo, c'est le petit bout qui dépasse en haut du filtre (le truc cylindrique).


Ce pauvre chauffeur le destin s'acharnait : ce n'était pas étanche.Et de nouveaux bruits venant du moteur se multipliaient . Espoir: Dame nature!!!!!!






Un gars d'un Pick up arrêté pour nous aider semblait avoir trouvé le matériel adéquat......





Après avoir entendu maintes fois, des "Is no good" du chauffeur et des "Oh, my god" de son collègue, je commençais à trouver cette journée un peu longue.



Un des gars de Pick up rouge m'a proposé de finir le voyage avec eux jusqu'à Sen Monorom.
J'ai accepté de suite.

Il était aux alentours de 17h la nuit commençait à tomber, ainsi que la pluie, merci à l'inventeur de bâche. Même si le système n'est pas totalement hermétique, c'est plutôt pas mal.

Quelques photos de mes derniers compagnons de route.














Je dois avoué que je n'étais pas fâchée d'être arrivée , car j'ai passé encore 1h15 sous cette bâche avec aucun repère visuel et deux arrêts , dont un dans un village sur la colline alors qu'on était à Sen Monorom. Je suis arrivée après 9h30 de trajet pour faire 430 km trempée , guenée...avec une humeur...dont laquelle Luc a su y remédier.

Je vous recommande le cambodge à la saison de pluie, aventures garanties.
N'hésitez à laisser des commentaires.
A bientôt , Katty.